samedi 12 mai 2012

Prochainement sur ton écran...

Pour ma prochaine note, je ne dirai que ceci... je vois rouge...



Et j'ai flippé ma maman aussi ce soir-là...


Mais ça, c'est la prochaine histoire ^^.


____roger that____.


jAne.

Et si c'était moi l'enfoirée affective ? #1 : où je découvre ce qu'est l'empathie.


Il m'aura fallu du temps (un mois à peine...) pour la pondre cette note, mais il faut me pardonner, j'ai été prise dans un troubillon d'études de faisabilité, d'emménagement et d'hésitation rapport au degré de vie privée que comporte cette note. Mais bon, quand on fait un blog pour raconter sa vie, à un moment, faut assumer. Donc voilà :

Hier soir, lors d'un skype avec Mademoiselle i exilée dans un coin de la planète, je lui raconte les derniers événements palpitants de ma vie parisienne et donc des gens qui gravitent autour de moi. Vient le sujet de "qu'est ce que t'as fait vendredi soir ?!". Et là, je me souviens.

Je sais pas toi, mais moi, mon vendredi soir fut riche en ascensions et descentes émotionnelles. Vendredi, j'ai été, dans l'ordre :
- fatiguée/méga flippée de la mort/stressée/rassurée/fatiguée/distraite/impatiente/trop contente/hyper contente/effondrée/hyper déçue/triste/pleine d'espoir/suppliante/réconfortée/ras le bolisée/rassurée. Et ça fait drôlement beaucoup pour ma petite personne en une seule journée !

*Bon, je précise aussi que ce jour a coïncidé de manière lunaire avec une certaine période du mois féminine que l'on traverse presque toutes tous les mois et que donc, je sais pas toi mais moi, ces jours là, je suis plutôt presque sensible comme une fille normale. Un peu. Mais jamais hystérique hein ! Je vous vois venir vous les garçons !*

Enfin bref. Les informations capitales du début de l'histoire à savoir sont :
- que c'était mon premier jour dans mon nouvel appartement d'où la fatigue.
- que mon chat s'était fait la malle dans la nuit par la petite grille d'aération de la porte d'entrée, mais que je l'ai retrouvée saine et sauve d'où la méga flippe de la mort et le rassurage.
- que dans la pagaille, j'ai oublié mon téléphone portable à ma maison et ai donc été coupée du reste du monde de 9h à 20h d'où la distraction
- que ce soir là, je devais aller chercher mon dude, mon brother from an other mother, mon Monsieur J. que s'il n'existait pas, j'aurais été OBLIGÉE de l'inventer. Sérieusement, ce mec là, c'est un des centres de mon univers, un des piliers qui empêche mon château de cartes de s'écrouler. D'où l'impatience.
- que ce même soir là, je devais à un moment ou à un autre aller saluer le dernier ex en date qui avait décidé de s'envoler pour l'Australie quelques jours plus tard. Certes, c'est un ex, mais nous sommes restés assez bon potes pour que je l'honore de ma présence de temps en temps sans aucune arrière pensée. Cross my heart. Ce qui présageait d'ailleurs d'une bonne soirée, l'occasion de croiser d'un coup plein de potes et de passer de chouettes moments. D'où le trop contente.

Faisons donc une ellipse temporelle jusqu'au moment où j'arrive chez moi parce que tout ça, ce sont d'autres histoires.

*Putain, je suis tellement TELLEMENT en retard dans mes notes de blogs... ce qui est effectivement une façon de te dire que ma vie est TELLEMENT palpitante. Ou bien que dans mon désespoir, je me noie dans le travail pour oublier...*

Donc me voilà chez moi. Enfin quelque part sous tous ces cartons, je suis sûre que y'a un truc qui ressemblera très prochainement à mon chez moi. En attendant, je cherche mon portable, persuadée que de toute façon, comme d'habitude, il n'aura pas grand chose à me raconter.

NON POINT ! j'ai plein de notifications sur mon iPhone !!! haha !!! 

*toi aussi, t'as remarqué que c'est toujours quand tu n'as pas ton téléphone avec toi que la moitié de ta planète essaie de te joindre ?! c'est fou !*

Trop contente, je fais mon petit code et vais voir ce qu'il en est... 

-Un appel en absence avec un message dont je ne me souviens plus. 
-Un texto que je garderai que pour moi parce que c'est trop perso comme texto. Pour le moment. Qui m'a rendue Hyper contente 


*huhuhu_et_un_peu_débile_aussi !*

-Un texto d'une amie australienne qui est à Paris en ce moment et que dans ma grande générosité je comptais emmener à la soirée d’au revoir de l'ex. Qui m'a rendue trop contente aussi.

*T'as remarqué un peu comment mon niveau de contentitude monte depuis tout à l'heure... ? ouais... tu la vois venir la chute...?*


-Un texto de Monsieur J. me disant que ça n'allait pas fort et qu'il n'allait pas pouvoir venir ce weekend. Et là BIM, l'effondrement de mon joli château de carte du weekend commence...
-Et enfin, un dernier texto de Monsieur N. ... le dernier ex. Ou plutôt devrais-je dire un énième texto à la con (le SMS est le moyen de communication préféré de Monsieur N., geek de son état). 

*Et par moyen de communication préféré, j'entends communiquer pour des trucs débiles genre "tu fais quoi ce soir" à "tiens, au fait, j'ai plus envie de sortir avec toi". Et Je te rassure, Monsieur N. n'est pas un collégien. Ni un lycéen. Je ne suis pas dans le trip cougar encore ! Mais il faut savoir pour la suite de l'histoire, que c'est le genre de geek à te larguer par texto...*

Texto qui j'en suis sûre partait d'un bon sentiment (très maladroit). Texto qui gentiment me demandait si mon déménagement s'était bien passé et me prévenait l'air rien qu'il y aurait à la soirée une fille qui lui fera des bisous.

Ben ouais, je me doute bien que y'aura des gens qui te feront des bisous ce soir banane, tu pars à l'autre bout du monde pour un an !

A ce moment, mon cerveau plutôt attaqué par le nouvelle désastreuse de la non venue de Monsieur J. n'a pas trop relevé, mais a quand même demandé une seconde lecture à mes yeux.

J'ai relu.

HAAAAA MAIS PUTAIN DE BORDEL DE MERDE ! CET ESPÈCE D'ENFOIRÉ ME PRÉVIENT QU'IL A UNE NOUVELLE MEUF. QUI SERA LÀ CE SOIR. ALORS QU'IL SE BARRE À L'AUTRE BOUT DU MONDE. ALORS QUE CET EMPAFFÉ M'A LARGUÉE PAR TEXTO Y'A 6 MOIS.

À ce moment là, j'ai été hyper déçue. Hors contexte, j'en n'aurais rien à foutre qu'il ait une nouvelle meuf. J'en n'aurais même eu rien à foutre de les voir se rouler des pelles. 

Mais dans le contexte du mec que j'ai quand même recroisé et avec qui j'ai re papoté pas mal de fois, et qui n'a jamais trouvé utile de prévenir avant le jour même de la soirée d’au-revoir (du coup d'adieu)...
le contexte du weekend post déménagement tant attendu car Monsieur J. venait mais finalement non... 
le contexte du ok, sur ce coup là, c'est toi qui gagne, tu t'es trouvé quelqu'un en premier, et merde... (oui, avoue, avec tous les ex c'est toujours pareil : qui va se trouver une meuf/un mec en premier ? et je ne parle pas de la coucherie d'un soir. Ça ça ne compte pas parce que techniquement...).
le contexte des ragnagnas...
MAIS PUTAIN LE CONTEXTE DE CE CONNARD M'A LARGUÉ PAR TEXTO 6 MOIS PLUS TÔT !!! PAR TEXTO ///RHAAAÂÂLBÂTARD///CRI D'ÉTOUFFEMENT DE RAGE///

J'ai fermé les yeux. J'ai essayé de me concentrer très fort.

Et là, j'ai pris un cutter dans ma main droite. J'ai fait KRRRRR-KRRRR avec le bitonio pour faire sortir la lame. J'ai vérifié qu'elle était bien coupante. 

Et j'ai ouvert un carton. J'ai commencé à ranger mes livres sur les étagères par collection taille et éditeur. Juste dans le but de faire un truc, de mettre de l'ordre quelque part, de ne pas rester là à rien faire, connement comme si cette histoire de texto à la con envoyé par un ex à la con allait me paralyser.

Et puis... j'ai pleuré. Parfaitement. j'ai chialé cette putain de goutte qui a fait déborder le vase. Et qui du coup a appelé toutes ses copines, celles qui étaient dég' que Monsieur J. ne vienne pas, celles qui étaient fatiguée du déménagement, celles qui étaient là en intérim de la période lunaire... 
Tu sais, le genre de chialance de la mort incontrôlable qui est juste là pour vider le trop plein. je n'étais pas à ce moment là fondamentalement pleine de désespoir, mais j'ai quand même ordonné à mon cerveau de réfléchir à une bouée à laquelle me raccrocher. Vite. J'ai appelé Monsieur J. qui n'a pas décroché. Je lui envoyé un texto d'appel au secours.

*Il faut savoir que j'appelle très rarement au secours quand j'ai un vrai pet de travers. Ce qui a pour effet, contrairement à l'autre empaffé qui criait au loup, de marcher et que, du coup, en général, une fois sur un, on me porte assistance.*

Du coup, Monsieur J. qui est tellement, tellement formidable a tout compris tout de suite. Et il a volé à mon secours. En train. Je te la fait courte, mais de savoir que mon sauveur venait à moi pauvre petite princesse en détresse, ben ça les a quand même sacrément calmées ces abruties de larmes .

Et puis, coup de fil. C'est Madame C., ma meilleure pote qui m'appelle pour me dire qu'elle et son mari sont en route pour la soirée de l'ex et qu'on peut se retrouver dans tant de minutes en bas de chez moi vu que le lieu de la fête est quasi en face de chez moi. 

Je lui réponds avec une voix complètement pas assurée que je ne viendrai pas parce que 
a) je dois aller chercher Monsieur J. à la gare
b) Monsieur N. m'a encore envoyé un texto à la con qui a fait déborder le vase.

-"Ho putain, attend, bouge pas, je dis à B. d'aller à la soirée avant moi et je te rejoins chez toi."

*Le coup de l'amie toujours là comme un scout et le coup de la solidarité féminine de la pote qui comprends "putain c'est la chialance ultime" quand tu lui dis un pauvre "heu... chuis un peu patraque là en fait" me fera toujours kiffer. Parce que bon, elle a bien compris ma copine que j'étais en train de ravaler mes larmes de princesse pour essayer de lui faire croire que tout allait bien.*

Ma copine arrive. La moitié de mes livres étaient déballés et parfaitement rangés sur la moitié de mes étagères. Tous parfaitement rangés au carré devant moi entouré d'une pile de cartons vides qui auraient croisé un ouragan. Comme une preuve pitoyable que moi, j'assure, no matter what. Elle me rassure et me dit que non, je ne suis pas tarée d'être touchée par ce texto à la con, c'est un truc normal émotionnel de fille normale. 

*Ouais, elle est comme moi ma cop's, elle dit plein de gros mots. Ben si : émotionnel, pour moi c'est un gros mot, chuis désolée !*

Même si c'est un ex dont je n'ai plus rien à foutre, c'est quand même un ex. Qui va rouler des pelles à une autre meuf. Que je croyais que les relations longue-distance pour lui, c'est non merci vu qu'il se barre au pays des koalas...

-"Pis bon, il doit bien sentir aussi qu'il a un peu merdé là le Monsieur N., et si ça te dérange pas trop, je vais pas me priver de lui dire 2 mots !
- Pfff, m'en fous, fait comme tu veux. Mais sache qu'entre temps, je lui ai envoyé un texto de meuf trop cool qui prend la vie du bon côté et qui est bien occupée ce soir avec son pilier en route et qui du coup ne passera peut-être pas le voir.
-... Jane...
- quoi ?
-....Jane...
-J'ai merdé c'est ça ?
-Ben ouais ! comment veux-tu qu'il comprenne l'étendue de sa bourde si tu lui réponds pas fissa à quel point ça te met vénère ?!
-Rho mais ça va ! c'est un ex ! et je ne suis pas une meuf relou qui prend la tête ! c'est à lui de savoir un peu bien gérer, merdalafin !
-Mais comment veux-tu qu'il comprenne si tu la joues trop cool ? c'est quoi le but ? t'en n'as rien à foutre d'être relou, t'es plus sa meuf, et en plus il se barre !
-Ouais ben justement ! astalouégodelavista et bon débarras ! Non mais sans blague !"

Et pouf, je me suis refermée comme une huître. Je me suis comportée comme ça avec Monsieur N. parce que justement, pendant le temps (ridiculement court) où nous sommes "sortis ensembles" (pour reprendre ses termes), et bien... on n'a pas vraiment eu l'occasion de se connaître. Et par là, j'entends, par pure mauvaise foi, que Môssieur n'a pas vraiment pris la peine de chercher à me connaître. Vraiment je veux dire. À part le fait que j'adore les films pour meuf à la con, que j'ai les pieds froids, que je me suis faite opérée du dos à 29and à peine, que je parle et ronfle et retiens ma respiration quand je dors, que je fume, que j'aime le bleu et déteste le orange... et ben... Monsieur N. ne connaît pas grand chose de ma vie. Je veux dire ma vraie vie d'être humaine qui a vécu des trucs qu'on vit dans la vraie vie. Ou n'a pas cherché à connaître tout ça. Bon, ok, je n'ai pas vraiment non plus pris la peine de lui raconter.

*Oui, c'est bon, ça va, je sais, je suis un putain d'oignon à multiples couches, une huître qui ne s'ouvre qu'avec le bon couteau, une foutue brique dure dehors et toute vide dedans, prenez la métaphore que vous voudrez...*


Tout ça pour dire quoi ? Tout ça pour dire que oui, ok, son texto partait peut-être d'une bonne intention mais est complètement tombé à côté de la plaque. Mon amie s'en va lui tirer les bretelles et moi je m'en vais chercher mon sauveur à la gare de Lyon. Et pour conclure cette note de blog la plus longue du monde, après avoir reçu le dernier texto de Monsieur N. (qui ne comportait pas la moindre trace d'excuse et la formulation du souhait que ça lui ferait plaisir à lui que je vienne quand même trinquer à son départ...) et en avoir parlé la moitié de la nuit avec Monsieur J., il en ressort que :

-"Bon, c'est pas parce que je suis de ton côté ou quoi mais y'a un truc très simple dans la vie qui s'appelle l'empathie.
-c'est toi l'empaffé !
-Non, sérieusement, Jane !
-c'est quoi l'empathie ?
-c'est une truc qui fait que quand on dit quelque chose à quelqu'un, on anticipe un peu l'impact que ça va avoir sur elle et on peut comprendre ce que ça va lui faire.
-putain, encore un truc de meuf à la con. Faut que tu simplifies là...
-Ben en gros, si ce mec te connaissait un peu et savait par quoi tu étais passée avant, il aurait un peu mieux saisi à quel point ce texto, ex ou pas ex, allait te retourner la tête. Et ton petit cœur de brique en mousse.
-Ouais mais bon, elle a raison Mademoiselle C., ça partait d'une bonne intention ce texto, et pis j'avais mes ragnagnas, et pis Il me connait tellement pas Monsieur N., et pis je croyais que tu ne venais plus...
-Voilà, t'as tout compris, l'empathie c'est ça. C'est comprendre pourquoi les gens se comportent comme ils se comportent, sauf que là, c'est dans le mauvais sens que ça s'est passé, ça n'était pas à toi de faire ce chemin là, mais à lui de te l'éviter. Encore.


-Moralité : faut vraiment que j’apprenne les trucs de meuf relou et que je me mette à l'ouvrir !
-Moralité : faut vraiment que t'arrêtes les enfoirés affectifs ! ou que tu apprennes à les détecter !"

Ouais, ok, mais... et si, sur ce coup-là, c'était moi l'enfoirée affective ?!




____over and out____.


jAne.

lundi 7 mai 2012

prochainement sur ton écran...

Aller hop ! la voici la voilà, la bande annonce d'un nouveau libellé. 
Qui concerne cette espèce étrange et ô combien incompréhensible (pour moi s'entend) : les hommes.



... Et si c'était moi, l'enfoirée affective ?!


Oui, je vais être d'une mauvaise foi étouffante.
Oui, je vais casser du sucre sur le dos de tous les méchants garçons qui ont osé briser mon petit coeur fragile de princesse.
Oui, je vais en tirer des leçons pour ma prochaine vie. Heu... en fait nan !


Alors promis, dès que je me décomplexe de ma prochaine note, je te la posterai. Un petit mot d'encouragement sera le bienvenu...


à bon entendeur...


____over and out____.


jAne.

jeudi 8 mars 2012

Merveille du Quotidien #4 : Elle est mignonne, elle va se retenir...


Vendredi matin, 8h30, j'enfile mon manteau pour partir au boulot.

*hé-ho, héhoooo*

Soudain, un violent haut-le coeur me prend, et heureusement que je me trouvais devant ma salle de bain, j'ai juste eu le temps de donner mon Petit-déjeuner à mes Water Closed. Comme quand j'avais 5 ans et ma première gastro : un vrai geyser venu du tréfond de mon estomac qui me crierait "NAN, J'EN VEUX POÔÔÔÔÔ !". De toute façon, les petits-dej, c'est galvaudé.

Bon.

Ca, c'est fait. Je me brosse les dents, ferme mon manteau et m'en vais au boulot.

*hé-ho, héhoooo*

Oui, parfaitement, je vais bosser. On ne va pas se laisser emmerder par une petite nausée matinale ! non mais sans blague ! Elles font toutes ça dans les séries télé les meufs, et elles se portent très bien !

Ce matin-là, j'avais la flemme alors j'ai pris le bus. Ce qui est une information capitale pour le reste de l'histoire. 
Si si, tu verras. 
Puis, forcément, après le bus, j'arrive à mon travail, tranquille, en avance, y'a personne. Je vais me faire chauffer mon thé du matin parce qu'en ce moment, je suis plus thé que café. 
Mes collègues arrivent petit à petit.

-"Saluuut !
- Salut ! ça va bien ?
- Bien."

Un matin comme n'importe quel autre matin quoi... Je me mets à Photoshop pour rectifier un petit bidule pour un PC déposé quelques semaines plus tôt (un jour je te raconterai comment nous les architectes on voit le monde. Un monde ou un pédé est un Permis de Démollir et un PC un Permis de Construire...). 
Monsieur T. (pour des raisons de respect de la personne, je ne révèlerai pas les noms de mes collègues de boulot. Rien, je ne dirai rien !).

*Enfin si, je peux dire que Monsieur T. il est... Naaaaan ! j'peux pas !*

Enfin bref. Monsieur T. m'explique bien gentiment que là, là et là, les balcons sont décalés de là à de là, et que là, là et là maintenant c'est comme ci et plus comme ça.

QUAND SOUDAIN !

-"Heu... scuzmoideminutchmesenpatropbien".

Mon estomac avait un message de la plus haute importance à délivrer aux toilettes de l'agence : "NAN, J'EN VEUX POÔÔÔÔÔ !".

*Tu noteras que j'ai dis estomac, pas intestins hein. Non pas que je mente par homologation, mais juste, là, c'était bien mon estomac. Pas mes intestins. T'as vu un peu comment je reste une princesse même dans les pires moments de ma vie ?*

Bon.

Et là, ma caméra mentale zoome brusquement sur mon visage pendant que mes yeux s'écarquillent. Je prends une petite minute pour compter... 1.... 2... ouais, ça fait bien 2 fois que je vomis en l'espace de 1... 2... nan, 1 heure même pas et demie. 

*Haha ! comment t'as cru que j'étais enceinte ! on est dans la vraie vie quand même hein, pas dans une série télé ! D'autant que si j'étais enceinte, ... non. Je suis désolée, mais on se connait pas assez bien pour que tu te fasses une idée de la dernière fois où j'ai fait du sexe.*

Je retourne à ma place et me mets à bosser sur les bidules qu'il faut absolument finir ce matin parce que tu comprends, si c'est pas fini ce matin, c'est sûr, les molécules de notre vaste monde vont se décomposer et ce sera la Peau de Calypse.

*La Peau de Calypse, c'est comme Allez Louïa, je peux pas l'écrire comme dans la vraie vie des gens gris.*


Monsieur T. me demande gentiment et subtilement si je viens pas par hasard de gerber ma mère aux teu-chio. Si. Tout à fait, mais ça va, je gère ! Oui, je suis sûre, et je suis pâlichonne parce que j'ai pas eu le temps de me maquiller ce matin.

*Comme tous les matins depuis un mois. J'ai une sale gueule, tu devrais être habitué, merdàlafin ! Comment ça j'ai des sautes d'humeur ?! *

Donc je continue vaillamment à cliquer, faire du lasso polygonal, dupliquer des calques, des pommes S et des pommes L en veux-tu en voilà. Et j'ai soif. Drôlement soif même ! donc je vais me refaire un thé et boire de l'eau. Beaucoup. Trop ? Tout avance bien, une petite heure et demi se passe, 2 heures même, QUAND SOUDAIN...

°court-aux chiottes°estomac°"NAN, J'EN VEUX POÔÔÔÔÔ !"°

*Je te la fais courte, tu commences à saisir le truc je pense...*

Bon. 


Je décide de rentrer chez moi avant que :

- par mégarde, mes intestins décident eux aussi de faire la grève de la digestion.
- J'arrive à la fin de ma méga boite de chewing gums à la menthe.
- je contamine mes collègues de travail, surtout ma voisine de bureau : "Ha nan y'a pas moyen, Ch'parOski d'main avec les gosses, siionss chop' tous la gastro ça va pas l'faire !".

Et là, j'avoue, je faisais plus trop la maline, je commençais même sérieusement à me sentir pas franchement fraiche-princesse-naturelle/même/sans/makeup... Mais pleine de conscience professionnelle, je prends quand même le temps de m'envoyer le DWG du projet dont je m'occupe en ce moment par mail pour pouvoir bosser de chez moi parce que "Si si, je peux bosser, juste j'ai pas envie de tous vous contaminer, et je préfère bé-gèr dans mes chiottes à moi. C'est trop intime le vomito, c'est comme des racourcis clavier, ça ne se partage pas."

Et me voilà, un vendredi matin, à 11H30, rentrant du boulot.

*Et non, à ce stade-là, je ne chantonnais pas franchement HéHoooo...*

Je marche jusqu'au bus. Ca fait du bien l'air frais ! Mais putain, qu'est ce que j'ai soif ! 

*Han, mais comme chuis trop une fille intelligente, j'ai ma petite bouteille de source des pins dans mon sac ! que je vide aussi sec.*

J'arrive à l'abribus, qui me dit que mon bus est là dans 3 minutes, même que c'est bon, t'inquiète pas, le deuxième est à 5 minutes.
Je monte dans le bus. Pfoulala, ça sent bizarre un peu là quand même... Je dis bonjour au chauffeur, qui me toise de haut d'un air de dire "Mais qu'est qu'elle veut cette connasse ?!". 

*Les chauffeurs de bus, c'est comme les petites vieilles du bus, tu les crois naïvement tout gentils parce que tu viens de LaProvince et y'en a à peu près une certaine proportion qui sont en fait ... heu... pas si gentils on va dire....*

ChouetteChouette, je trouve une place assise ! En route Marcel !

*Gros bruit de klaxon de Camion et musique du générique de c'est pas sorcier*

Bretagne, tout va bien. Oberkampf/Filles du Calvaire, je crains dégun. Mais entre filles du calvaire et Jean Pierre Timbaud/Richard Lenoir... une bouffée du parfum de ma voisine de siège a foutu mon estomac en pétard... Mais genre pas content du tout. On arrive à un feu rouge, je prends mon courage à deux mains, traverse au moins 4 odeurs d'étrangers en essayant de pas respirer, et vais demander au chauffeur qui m'a tout l'air de faire partie de la mauvaise proportion :

-" Heuuuuu.... Monsieur ...? Excusez-moi, mais est ce que vous pouvez m'ouvrir la porte exceptionnellement au feu rouge s'il vous plait, je suis malade et là, je me sens pas bien du tout, je voudrais sortir s'il vous plait..."

*Allez, vas-y, steuplé fais moi sortir, j'vais vomir de sa mère, ça va être gore à mort, j'vais me taper la honte de ma vie pire que quand j'ai dû mettre le jogging des années 70 du carton "trouvés/oubliés" de l'école primaire parce que j'ai tout sali mon jogging des années 80 en jouant dans la boue avec les garçons parce que les filles c'est nul, steupléééé steupléééé rhââââ putain soit cool quoi merd'   T_T   *

J'avais mon air de princesse en détresse vraiment dans la détresse de la mort avec la peau toute verte et en vrai, ça sonnait beaucoup plus parisien que ça. La suite s'est déroulé comme suit, et même si je te la rapporte avec moult détails, ça n'a duré que 7 secondes au grand maximum :

Le chauffeur tourne la tête d'un air usé comme si je l'interrompais en pleine résolution mentale de la molécule résolvant la faim dans le monde, me toise et me dit :

-" *soupir* Ben elle est mignonne et elle va se retenir jusqu'à l'arrêt qui est à 5 mètres."

L'arrêt était effectivement juste après l'intersection du feu rouge, parce qu'en général, on fait comme ça, pour pas que les voitures ne se rentrent dedans, on leur met des feux. D'ailleurs, moi j'aurais plutôt dis que c'était à 12 mètrès puisque c'était une double voie mais bon... j'allais pas chipoter.

J'ai mis ma main devant ma bouche. 
J'ai pas pensé aux trous de nez. 
Mes de narines ne m'avaient pas prévenues qu'elles s'étaient mises d'accord avec mon estomac pour faire comprendre au chauffeur de bus que même si elle te trouve très gentil Môssieur le chauffeur de bus de la traiter de mignonne, elle va quand même te saloper l'entrée de ton bus. 
Et à partir du moment où ça sort pas tes trous de nez, tu lâches l'affaire. Et j'ai tout laché. C'est une chose de saloper l'avant d'un bus de la RATP, s'en est une autre de saloper ton manteau parce qu'un abruti de chauffeur a cru que ton estomac bluffait.

J'ai donc enlevé ma main. Et j'ai tout vomi ma flotte/un autre liquide indéterminé et jusqu'à ce jour mystérieux sur le par-terre du devant du bus, même que ça a tout éclaboussé la porte et l'extincteur, et mes chaussures... 

*NOOOON putain, pas les chaussures... là c'est trop je crois que je vais pleurer pour du vrai ... T_T  *


Et dans ce cas-là, autant te dire que tu te sens plus trop princesse... Le feu est passé au vert, les voitures de derrières ont klaxonné. Le chaufeur de bus a regardé son par-terre tout salopé, puis moi, puis le feu, puis le prochain arrêt à 5 mètres mais moi je dirais plutôt 12, puis la porte, puis re-moi. 
Avec son air de pas y croire. 
Un air de se dire que putain, celle là il ne l'avait pas vu venir. 

Le feu était toujours vert, il a avancé jusqu'à l'arrêt. Les portes se sont enfin ouvertes, et il s'est retourné pour dire aux gens que désolé mais il va falloir tous descendre par l'arrière et monter dans le bus juste derrière en me regardant comme me regardait mon directeur d'école primaire quand j'avais joué dans la boue. Il a ouvert les portes de devant pour que moi je puisse sortir sans marcher dans mon vomi d'eau et de liquide indéterminé et pour dire aux gens qui attendaient à l'arrêt que bon, désolé mais faut attendre le bus derrière...

Je suis sortie du bus, je me suis excusé bien bas une fois sur le trottoir quand une vieille dame s'est dépéché juqu'à l'avant du bus...

*oh merde... encore une mauvaise proportion qui veut bien me faire comprendre comment ça la fait grave chier de perdre 2 minutes à attendre l'autre bus, parce que vous comprenez, la retraite, c'est pas comme si on avait du temps pour glander...*

Elle s'est penché dans l'encadrement de la porte et a dit au chauffeur de bus :

-" Non mais pourquoi vous lui avez pas ouvert la porte à cette pauvre petite ? ça vous aurait fait trop mal non ?! vous voyez pas ? elle est toute verte ! non mais sans blague, ça coûtait rien de lui ouvrir les portes au feu rouge à cette pauvre petite ... "

Elle a même pas eu le temps de finir sa phrase, les portes slui ont coupé la parole et le bus est parti, faisant tout couler le fruit de mes entrailles même pas béni dans le couloir... Il existe donc des vieilles dame dans la bonne proportions !

*Allez Louïa ! Il existe donc ici des petites vieilles de la bonne proportion ! *

J'ai fini par arriver chez moi à pieds, sans pause vomito. J'ai même pu passer à la pharmacie où j'ai assuré à la pharmacienne que non, je suis pas enceinte, oui je suis sûre. C'est juste une gastro je voudrait une boite de Smecta et une de Vogalib siouplé.

*Le saint Esprit met toujours des capotes sans rechinier lui*

Et au final, je m'en suis tirée avec une grippe, 2 jours au lit à délirer sur des trucs pas possibles, 2 kilos en moins, 2 chaussures foutues (mais en fait non, les converses, à la machine et zou !) et une foi renouvelée en la petite vieille du bus.



____over and out____.

jAne.

mardi 6 mars 2012

Oulalalala... La catastrophe. J'ai voulu trop bien faire, j'ai trop attendu et j'ai effacé par erreur mon post sublimement chirurgical que tu attendais avec tant d'impatience.


J'ai longuement maudit ma petite et fragile personne de procrastiner et l'écriture et l'installation de ma time machine.


Je me suis résignée, après avoir longuement cherché à recommencer l'écriture de mon post chirugical. Mon quotidien est venu à la rescousse et m'a donné un nouveau sujet que je vais poster dans les heures à venir, pour me faire pardonner. Avant de me remettre à l'écriture de ma chirurgicale expérience.


Pardon. à vite.


jAne.

dimanche 5 février 2012

Oulalalala je sais, je tarde trop à poster, mais voici la bande annonce de la prochaine note de blog, que tu dois brûler d'impatience de lire. Mais j'ai été tellement occupée... et je l'ai vraiment peaufinée celle là parce qu'elle était partie pour être drôlement chiante...


Mais j'ai réussi ! Elle sera médicale. Chirurgicale même !

Donc bientôt sur vos écrans et pour votre plus grand plaisir (n'ayons pas peur des maux) :


"Merveilles du quotidient #4 : Mais vous êtes pas un peu jeune pour ça mademoiselle ?!"


over and out.


jAne.

lundi 2 janvier 2012

Merveilles du Quotidien #3 : the final countdown.


Cher lecteur attentif, 


Ce weekend, c'était inévitable, t'as bien dû remarquer un truc. Moi aussi ça m'a fait tout pareil :  y'avait marqué 2012 sur mon iPhone depuis 2 jours.

MAIS OUAIS, LA BONNE ANNÉE QUOI !

Et donc forcément, ce weekend, toi aussi tu as fait le révéillon de la Saint Sylvestre, comme le dit ma Mémée. 

*je sais pas toi, mais moi je peux pas m'empêcher de penser à TiTi et Gros Minet quand je l'entends dire ça ma Mémée*

Mais bon, cette année, j'ai été raisonnable, j'ai pas fait de méga teuf de ouf où j'ai fini les bras en croix à tenter de me rappeler péniblement qu'est ce que j'avais bien pu faire entre la 7ème téquila et l'antépénultième cosmo. 
Non. 
Cette année, j'ai fêté ça tranquillement, entre amis, de façon raisonnable comme une fille qui va lentement mais sûrement vers ses trente glorieuses années. Surtout aussi parce que mes copines se mettent subitement à avoir des bébés ou pire, tomber enceintes alors bon, la teuf de quand t'avais un appart de 90m2 en colloc, t'oublies et tu fais une bonne bouffe entre amis pour que bébé puisse dormir tranquillement dans la pièce à côté, et maman profiter sereinement de ses amis enceintes et pas enceintes. Ça m'a d'ailleurs permis de découvrir le time's up, même que je me suis presque pas foutu la honte et même que j'ai fait fièrement complètement perdre mon équipe !

(mais ça, c'est une autre histoire)

Et tu crois que je vais passer tout un billet à te raconter ma folle soirée du réveillon de la Saint Sylvestre 2011 ? non point ! 

*Je suis sympa comme fille, je vais t'épargner ça... pour le moment !*

L'action se situe quelques heures plus tard. Flashforwardons gaiement...

*FLHHHASHHHH en insistant bien sur le H aspiré*

Me voilà par ce dimanche parisien (pluvieux, est-il besoin de le préciser ?) vers 20h tranquillement chez moi. Ô joie, mon sushi maker est ouvert, Ô joie, je m'installe devant "Raisons et Sentiments" en VO. Celui de 1995 où Alan Rickman est encore mince jeune avec des cheveux propres et blonds.  et BEAU ! 

*enfin jeune, tout est relatif...*

Je machouille tranquillement mes springs roll, ma salade de chou, mes sashimi saumon et mon riz vinaigré devant Kate Winslet qui se prend le vent du siècle parce qu'elle est pauvre et qui par la même occasion fout la bourrasque de l'année à Alan (mais ouais, quelle conne !). Je suis trop bien calée dans mon Lillberg à bascule (touptiiida) avec un plaid qui ronronne. 

*Ha non chuis con, c'est mon chat qui s'est foutu sur le plaid*

Je lance le DVD 2. Youpiiii Kate a enfin compris et succombe au beau et jeune et mince Alan pendant que Hugh Grant réussit à se dépétrer de son engagement pour tomber dans les bras d'Emma Thompson entre 2 vannes cyniques de Hugh Laurie (qui lui aussi est sacrément plus jeune et moins boiteux que le Docteur House, et marié au professeur Ombrage !)  Générique de fin, il est pas loin de 23h et je sens le sommeil venir lentement mais sûrement à moi. 

*Et là, comme le dit mon autre Mémée, c'est le train du sommeil qui passe, faut pas le louper, après c'est foutu*

Alors vite vite, je me lève, vire le chat tout doux et le plaid qui ronronne pour filer promptement me brosser les dents et faire la vaisselle.

*enfin, jeter les trucs en plastique de mes sashimis quoi*

Et là j'avoue, je fais un peu la danse du triomphe devant miroir mon beau miroir avec plein de mousse du dentifrice partout en freufonnant "ouiiii youpiiiii chouette chouette, je vais dormir tôt, je vais même pas galérer demain quand le réveil va sonner à 7h30 parce que j'ai vaincu le cycle infernal du "je me couche hyper tard depuis une semaine". (Ben ouais, j'ai pris ma semaine entre noël et le jour de l'an et mon papa squatte les canal + toute la journée pour regarder du rugby, alors moi le soir, je regarde tous les films et les reportages québécois de télé maison avec maman jusque tard dans la nuit). Et que en plus hier j'ai fait le réveillon de la Saint Sylvestre et je me suis couchée à 3 du mat' (hou, chuis une ouf t'as vu).

*Sapristi saucisse* (avec un gros seveux sur la langue)

Donc je jubile. 
J'enfile triomphalement mon bas de pyjama lapinou gris, dégrafe glorieusement mon soutif par dessous mon débardeur, et comme je referme le zip de mon sweat à caputch' American Apparel, je te promets, dans mon salon y'avais Europe qui chantait "ITSEU FAÏNAL CAOUTDAOUN, tidudiduuuuu, tidudididuuuuu" ! Et hoplà, je me glisse sous ma couette comme une bien heureuse qui va s'endormir hyper tôt, ne va même pas avoir l'air d'avoir bientôt trente ans demain à cause de ses grosses cernes de merde. Même mon chat était de mèche parce qu'elle s'est mise à me ronronner tout doux sur mes pieds pour à la fois les réchauffer et maintenir la couette bien dessus.

Je ferme les yeux.
Je rouvre les yeux, allume la lumière pour aller chercher mon iPhone que j'avais oublié sur le comptoir de la cuisine pour régler mon réveil.

*Il a l'air super grand mon appart hein ?*

J'éteins la lumière, je ferme les yeux.
Je rouvre les yeux, allume la lumière pour vérifer que mon radio réveil est bien sur alarm 2 (à 7h30 pour le travail) et pas sur alarm 1 (à 9h30 pour l'aquagym le dimanche matin). C'est bon.
J'éteins la lumière, je ferme les yeux.
J'ai soif... j'allume la lumière pour aller boire. Et pisser par la même occasion.
Je me re-re-recouche, re-re-re éteins la lumière.

Et là, je suis sûre que toi aussi tu sens venir le "c'est foutu, elle va jamais s'endormir tôt". Et bien non, pas si vite parce que figure-toi que 2 minut'es après, je dormais comme une bien heureuse. 

Non. 
C'est pas vrai. 
En vrai, J'AI DORMI QUE 4 PUTAINS D'HEURES CETTE NUIT. NON, EN FAIT C'EST ENCORE PIRE : je me suis endormie 4h heures avant que mon réveil ne sonne et je me suis réveillée quasi TOUTES les heures jusqu'à.... *intervention de la brigade anti-spoil*

Pourquoi ? Pourquoi ? C'était pourtant si bien parti... bhouhouhou Pourqueuwhaaaaaaa  ??? (éloignement de la caméra finissant par un plan très large de moi toute petite dans mon lit très loin).
Et bien tout d'abord parce que après le coup des "je me lève 3fois d'affilées pour aller faire des trucs d'humains", mon chat s'est barré de dessus mes pieds pour aller faire ronronner le plaid du fauteuil. Puis elle en a eu marre alors elle a joué avec LE jouet que j'avais cru perdu... la boule avec un grelot dedans... et elle est venue jouer dans la chambre histoire de bien me faire comprendre que elle aussi pouvait très bien faire des trucs de chat.

*Mon chat est pour l'égalité des espèces apparemment*

Et que moi sans chat sur mes pieds, j'avais froid, et je sais pas toi, mais moi impossible de m'endormir quand j'ai froid. 

Et ensuite parce qu'à partir de là, je me suis mise à penser à des tas de trucs à la con que jamais j'y pense d'habitude, mais là, ce soir, alors que tu devrais dormir, forcément,  t'y penses. 
Tu penses au fait que tes ex enrageaient TOUJOURS que tu t'endormes comme une bien heureuse dans leur bras en 2 secondes chrono. Ouais, sauf que là, quand t'as froid, y'a plus personne hein ? quand t'as froid et que ton chat gling glingue, comme par hasard, c'est pas toi, c'est moi hein ? !

*espèce d'enfoiré affectif !*

Tu regardes le réveil en te disant "non mais c'est bon, 6h de sommeil c'est vachement bien aussi, surtout que j'étais déjà aloungée devant un film depuis 2h alors bon, ça doit bien compter aussi un peu. Au moins la moitié"
Tu vas voir la météo pour préparer mentalement ta tenue de demain et ainsi te rajouter un quart d'heure de sommeil, royal !
Tu te lèves pour aller chercher ton chargeur et brancher ton iPhone en te disant "voilà, c'est pour ça que je dormais pas, parce qu'un coin de mon cerveau hyper évolué avait vu la petite batterie rouge en haut à droite et me tenais éveillée pour que je branche mon iPhone 3G dont la batterie ne tient plus que 17h et que donc il puisse sonner dans HO MERDE À PEINE 5 HEURES"
Tu essaies de te mettre sur le ventre. Sur le côté droit. Le gauche. Sur le dos avec un creux pour la tête et un boudin dans la nuque dans ton oreiller en plumes.
Tu te répètes en te concentrant très fort "demain à 7h 30, quand le réveille sonne, je me réveille et je me lève tout de suite, je traine pas au lit".
Tu comptes les rayures que font les lumières de Paris, ville de l'amour à travers tes persiennes sur ton plafond.

*As tu déjà regardé la plafond Anya ?*

Tu te dis que faut pas que t'oublies d'acheter des chewing gums avant le taf demain parce que t'en n'as plus.


Bref tu penses. En tout cas,moi, c'est ce que j'ai fait.

Et finalement, j'ai trouvé la solution : je sais pas toi mais moi y'a un truc qui m'a toujours fait m'endormir, c'est imaginer un sénario complètement improbable dans ma tête où je serais un peu comme dans un film et y'aurait ce joli garçon complètement inaccessible dans la vraie vie (mais pas complètement non plus genre tu choisis pas Ryan Gosling) qui d'un coup serait complètement accessible. Triper sur une target qui te ferait un bisou de cinéma en sortant du chat noir où vous avez passé la soirée à rire, boire du champagne et vous chercher du regard. Se projeter, voilà, c'est ça ! Un truc dont je suis complètement incapable et qui me saoule tellement qu'en général ,avant même que Roberto s'arrête pr hasard devant la vitrine du chat noir où je suis en train de lire "Raisons et sentiments" de Jane Austeen avec un perrier tranche et décide de me rejoindre parce que dehors il pleut, je dors.

¨Rho ouais, et il serait trop beau juste un peu mouillé par la pluie avec son col de caban gris relevé comme Edward Cullen.....ZZZzzzzzzZZZZZZ*

Ça marche à chaque fois je vous dis ! Et là, Ô joie, Ô bonheur, à à peine 3h32 du matin, je dors comme une bien heureuse dans les bras de mon tigrou (c'est mon doudou) ! Et puis, à 4h49, POuf ! je me réveille ! comme ça ! Mais bon, ça, c'est pas très grave, limite j'aime bien parce que je suis trop contente de pouvoir me rendormir et voir sur le réveil que j'ai encore plein d'heures à dormir et que j'ai tellement l'impression de dormir depuis des tas d'heures, c'est sûr, j'ai vaincu ces putains de cernes ! POuf, je me rendors aussi sec ! POuf, j'ai remis ça à 5h58 !  re-re-POuf ! je me réveille ! pleine d'espoir et d'assurance, je me retourne pour regarder l'heure sur mon réveil, persuadée vu l'absence de lumière naturelle plus forte que la lumière de Paris qui fait des rayures sur mon plafond, que j'ai encore trop de temps pour niquer sa mère à mes cernes...
et là, mon réveil affichait.... 7h28.

*RHAAAA ESPÈCE DE GROS BÂTARD*

Nooooon, tout mais pas ça ! pas 2 minutes avant le vrai réveil. Ça, c'est juste trop monde cruel, trop monde de merde même ! Je te raconte pas comment je l'ai eu mauvaise. Et comment j'ai tenté (en vain) de me rendormir vite fait, de faire comme si y'avait pas écrit FUCK sur mon écran luminescent. 
Ça n'a pas marché. 
La radio s'est mise en marche alors que j'étais même pas endormie. Et 10 minutes après mon iPhone s'est mis à sonner. Et encore 10 minutes après, la deuxième sonnerie de mon iPhone a retenti. Celle de la dernière chance si tu veux pas avoir à choisir entre l'anti-cerne et le petit dej 30 minutes plus tard...
Et bien sûr, c'était un de ces matins où tu sais pas pourquoi t'as passé 18 minutes sous la douche alors que d'habitude c'est 11 à tout casser, ce qui fait que 18 minutes plus tard, tu est déjà en train de t'habiller. Ben là non. Mon horloge étanche de la salle de bain était de mèche avec mon réveil lumineux de ma chambre.

Je me suis coiffée vite fait,  ai passé au moins 7 minutes à essayer de me rappeler de ma tenue que je m'étais imaginée cette nuit ; j'ai choisi l'anti cerne ET le petit dej, merdalafin ! . Je suis arrivée à 9h25 au boulot avec l'impression que les 7 nains cherchaient des diamants sous mes yeux. Alors que d'habitude, je suis là à 9h pétantes pour prendre le temps de me faire un café tranquille quand y'a encore personne, et impressionner tout le monde parce que quand ils arrivent, moi je suis déjà devant mon ordi allumé avec ma tasse à café à moitié vide.

*oui je sais, à moitié pleine on dit. SAuf que je suis pas une fille pleine d'espoir. Je suis une connasse qui aime bien avoir 15 minutes tranquille TOUTE SEULE le matin en arrivant au boulot avant de sociabiliser et sourire quand on me dit que oulala, j'ai mauvaise mine, je devrais dormir plus. VA EXPLIQUER À ROBERTO POURQUOI IL A MIS 3 HEURES À SE POINTER AU CHAT NOIR !*


Je suis quand même arrivée la première au boulot (oui en fait, généralement, on a le droit d'arriver entre 9h et 9h30. Donc forcément, tout le monde arrive à 9h30...).
Et comme je rentrais de vacances, et que je ne savais pas quoi faire j'ai attendu l'arrivée de mon chef. J'ai checké mes mails pour voir s'il ne m'avait pas laissé des directives, pas de mail. Un mot alors ? Pas de mot...

Mon chef s'est pointé à 10h40. J'ai donc passé 1h20 à calculer combien de temps j'aurais pu prendre pour dormir/me coiffer/m'habiller plus chaudement/prendre un petit dej assis...



____over and out____.

jAne.