Avis à vous mesdemoiselles et mesdames, cette note s'adresse directement à vous.
Avis à vous messieurs, cette note s'adresse directement à vous aussi.
Et ce, je tiens à le préciser, sans m'adresser à vous de manière unilatéralement hétérosexuelle.
Car aujourd'hui, je vais te parler des baisers. Plus exactement des premiers baisers. Tu sais, ceux de quand tu rencontres quelqu'un. Pas les premiers baisers d'ado, ça, dieu merci on a assez galéré, point n'est besoin d'en parler.
*Et on a beau dire ce qu'on voudra, je ne sais pas toi, mais moi j'ai toujours du mal quand je suis avec quelqu'un à renoncer à tout jamais à ces premiers baisers. Même si paradoxalement, je HAIS ces débuts de relation.*
Donc embrasser quelqu'un. Sur la boutche. Avec la langue. Déjà une première constatation, maintenant que voici la trentaine entamée : qu'en est-il de la bonne vieille pelle de pré-ado ? Parce que c'est là que tout a commencé. C'est depuis cette putain de première pelle qu'on est perdu à tout jamais. Est ce que ta première pelle conditionne tes premiers baisers à tout jamais ? Trop parfaite, elle ne laisse la place qu'à de pâles copies, trop foirée c'est être condamnée à apprécier même la pire médiocrité ? Je ne sais pas toi, mais moi, quand je me suis mise à vouloir qu'un garçon pénètre ma bulle sociale au point que ses lèvres touchent les miennes, pire, que sa langue touche la mienne, ça a foutu un bordel sans nom dans ma vie. Et depuis que j'ai passé le cap de la pelle de pré-ado, ce bordel reste à ce jour innommable. Parce que j'en ai eu des lèvres qui ont touché les miennes.
*Non, je ne vais pas te dire combien exactement, juste c'est à peu près entre 2 et 371. Oui c'est vague. Qui est capable de dire combien de personnes il a embrassé dans sa vie ? Pas moi.*
Et pour moi, bizarrement, souvent, embrasser quelqu'un, c'est plus intime que de me faire pénétrer par elle.
*J'ai dû être prostituée dans une vie antérieure, je ne me l'explique pas autrement.*
Et donc, de toutes ces personnes que j'ai embrassées, ou qui m'ont embrassée, persistent 3 Questions Cruciales De La Mort (autrement appelées les QCDLM) :
QCDLM 1_ qu'est ce qui fait le bon baiser ?
QCDLM 2_Ha mais en fait, tu voulais m'embrasser ?!
QCDLM 3_MAIS PUTAIN JE PEUX SAVOIR À QUOI TU JOUES LÀ ?! (plus connu dans l'ère 2.0 sous "WTF" pour "WHAT THE FUCK ?"
Et parce que je suis extrêmement logique, on va commencer par la 2. Parce que oui messieurs, je suis désolée mais primo, je ne suis pas féministe pour 2 sous, deuxio, à peu près une fois sur un, chez moi, avant que je comprenne qu'une personne a des idées pas très catholiques derrière la tête en pensant à moi, ça peut prendre un moment. Donc c'est bien à vous de vous mettre à nous embrasser en premier.
*D'où le grand moment de solitude le jour où comme dirait Katy, i kissed a girl (mais je ne dirai pas si j'ai liké ou pas). Celui où tu te retrouves comme une conne avec ton "han mais nan, c'pas à moi de faire le premier pas, je suis la fille merdeuh !"*
La QCDLM numéro 2 donc qui fatalement induit cette notion de premier baiser avec une autre personne. Ce premier baiser qui, à priori, laisse la porte ouverte à plein d'autres avec cette même personne. Ou pas, ça dépend si tu donnes ton vrai prénom / numéro. Donc tu vois bien le moment crucial qui flotte devant une porte cochère, après s'être frôlés pendant 2h au ciné, quand tu lui dis aurevoir pour la 12ème fois après avoir rallumé 4 fois la minuterie du hall, et j'en passe... Et quand, finalement, le hombrè prend le taureau par les cojonès et finit par s'approcher dangereusement de ton visage, à ce moment, je me pose toujours cette terrible question : Ha mais en fait, tu voulais m'embrasser ? Moi ? Pour de vrai ?
*Celle là et "oh merde, pour sûr de si près il a dû bien les voir mes méga pores dilatés non ? jAneGlamourToujours pour vous servir."
Je suis tellement lente à la détente que c'en est affligeant. Sérieusement. De toute ma carrière d'embrasseuse, je n'ai fait le premier pas qu'une seule et unique fois.
*Et encore, après moult débriefs de mes copines qui m'ont aidé à allumer mes warnings et décrypter les textos*
Et, il faut bien l'avouer, le moment parfait pour le premier baiser, il n'existe que dans les films (tu sais, là où t'as le chef op, le scénariste, le réal ET le chef déco). Donc, faut bien le dire, je suis détentrice incontestée de la palme du premier baiser foiré. Ces premiers baisers qui laissent la part belle aux souvenirs mémorables dont voici un petit best of :
#1 : le pleasure delayer. Cela fait TELLEMENT longtemps que même moi j'ai fini par comprendre qu'à un moment donné, il allait y avoir contact. Mais putain, jamais quand tu t'y attends. JA_MAIS. Donc forcément, maladroitement, ça merde. Variante : #1 : le partout SAUF sur la boutche (qui fini en bobo de nez).
#2 : le précipité. Opposé au #1, celui arrive beaucoup trop tôt, généralement imbibé (d'alcool) donc assez dégoulinant (de bave) et noyé dans un flot continu (de parole). autrement connu sous le nom de #2 : le BEURK.
#3 : le timide. Là, on oublie le hombrè délavéga, même si le mec tente une approche, il a pas bien les cojones del taureau en main donc bon... NDLR : messieurs (mesdames), ok, on est des princesses. MAIS on a regardé trop de films, donc on a besoin d'un minimum de virilité dans le premier baiser.
*Va donc voir dans "L'auberge espagnole" ce que Cécile de France raconte à Romain Duris sur comment pécho une meuf. Elle, elle sait de quoi elle parle.*
#4 : sans les mains ! Parle de lui même, encore une fois, dans les films, le réal prends toujours le temps d'expliquer à l'embrasseur que c'est bien de toutcher aussi *un peu* l'embrassé. Sur la jawline, prendre l'embrassé(e) par la taille, etc... NDLR y'a quand même un juste milieu à trouver entre le "vas-y j'te plotLesEins" et le "heu... sur l'épaule comme ça, ça va mon aimée ?"
*Et oui, c'est parfaitement diffamatoire pour les manchots.*
#5 : le baiser de cinéma. LE putain de baiser de cinéma. Celui où TOUT, absolument TOUT est parfait. Le contexte : sous les étoiles, sur un canapé confortable, devant une porte cochère. Le mood : un peu pompette mais pas trop, après le 3ème ou 4ème rendez-vous, en vacances donc détendue et grave en confiance à cause du bronzage qui masque vachement bien mes pores dilatés, après juste ce qu'il faut de calinou pour que tu soies hyper péchopable. L'attitude : avec juste ce qu'il faut de mains, de lèvres, de sur la boutche, de ailleurs, de re sur la boutche, avec des poses.
*inévitablement suivi du foirage dans mon cas : une averse te pourrit la vue sous les étoiles, le canapé était en 2 parties et tu tombes dans le trou quand tu essaies de te redresser en prenant appui sur le morceau qui sert pour étendre tes jambes, un peu pompette et à cause de tes talons de 12, tu trébutches avec un gros bruit de ventouse...*
Ce qui nous emmène directement vers la QCDLM 1. Et là, c'est très vite vu, ce qui fait un premier baiser phénoménal, c'est :
a) que la personne qui vous embrasse soit la personne que vous voulez qui vous embrasse. Le beau Philibert a jeté son dévolu sur votre cousine qui a des seins et zéros pores dilatés ? Pffff. De rage, vous vous rabattez sur son cousin à lui Jean-Eude. Jean-Eude aura beau vous faire la totale, ça fera un gros flop. Et non, je vous vois venir, peut-être on pourrait avoir une bonne surprise ? Non. Si vraiment c'est Philibert qu'on voulait, mais que Jean-Eude se révèle être une bonne surprise, ça viendra aux bisous d'après. Et attention, petite précision sur la personne en question : qu'elle soit incroyablement vaginalement motocultable ou doté du sexappeal d'un bêta geek, ce n'est pas ça qui compte. Moi-même je fus bien souvent déçue du premier baiser d'un BEAU GOSSE DE SA MÈRE (sobre).
*Oui j'ai pécho du putain de beau gosse de sa mère ! Je me fais un devoir de tout tester.*
b) votre taux d'alcoolémie. Il faut bien se l'avouer, moult baisers ont besoin d'un petit coup de pouce. Mais attention au coup de pouce. Combien sommes-nous à être déçues mais TELLEMENT déçues des baisers de Philibert une fois sobres ? Hein ? Bon.
c) le monde de dans ta tête. Car oui, en vrai, peu importe où et dans quelles circonstances a lieu le premier baiser. L'enterrement de tata Jeanine, toute cette tristesse et BOOM, Jean-Eude te prend dans ses bras forts et t'embrasse en laissant un doux goût salé. Dans une rame de métro, un petit écart vous rapproche tellement que... oops, i did it again. Peu importe. Du moment que, dans ta tête, ça le fait, t'en as envie du bisou de cette personne, le contexte réel, on en a clairement rien à branler, te voilà chef op', réal et scénariste qu moment où tu racontes ça à tes copines qui feront un "wahou, tu vois, c'est tellement génial quand ça arrive comme ça, pouf !"
d) Un soupçon d'inattendu. Ouais, t'as bien lu. J'ai bien écrit ça. Force m'est de le reconnaître : les baisers où tout est joué d'avance comme sur du papier à musique, c'pas drôle. Attention, ne nous méprenons pas, ça peut être hyper chouette, mais laisser juste un peu (UN PEU on a dit) la place à l'inattendu, c'est le petit wahoo. Ce truc étrange qui fait que oui, ok, c'est bon, prépare la piste d'atterrissage, celui là il va aller direct au HomeRun. Et le petit wahoo, même si personnellement c'est mon pire ennemi, il fait parfois du bien.
*Mais comment j'ai lutté pour ne pas effacer ça.*
Nous en arrivons donc à la QCDLM 3. Et là, normalement, si j'ai bien fait mon boulot, 2 choses se produisent : primo tu as la chanson du générique "premiers baisers" dans la tête vu le nombre de fois où j'ai écrit "premiers baisers".
*Et si ce n'est pas encore le cas, maintenant c'est foutu. Allez. Mais si, tu le connais. Premiers baisers, échangés sur une ..... ? une plage en été mais oui ! Et si tu ne saisis pas bien la référence, ça veut dire qu'on n'est pas de la même génération et je viens de me prendre un sacré coup de vieux.*
Deuxio, ces énumérations t'ont rappelé pas mal de choses, et là, paf, on sort les casseroles. Mais attention, WTF un jour ne veut pas forcément dire WTF toujours. NON non non ! C'est ça qu'est relou avec les baisers, c'est que ce qui est bien avec l'un ne l'est pas forcément avec l'autre. Et inversement : grave erreur de débutant, embrasser 2 personnes de la même façon pensant que celle d'après aimera les même choses que celle d'avant ! Et même, ce truc que te faisait ton ex qui te faisait le wahoo, le nouveau aura beau ramer tout ce qu'il sait, rien, nada, que_dalle.
*Sauf si t'es en plein ménage à trois, mais là, je ne peux rien pour toi, c'est vrai, c'est difficile de switcher si vite entre 2 personnes !*
Donc je te fais mon best of de mes 5 pires lose, mais rappelle toi que ces même lose se sont révélées dans d'autres circonstances des wins.
#1 : GNÉ ?
Bé enfin Jean-Eude ! pourquoi ouvrir la boutche comme ça si c'est garder votre langue pour vous ?! Vous voulez m'avaler tout cru ou bien ?
Ou encore : mais putain qu'est-ce qu'il a à téter ma lèvre inférieure comme ça lui ? Il compte me faire ressembler à Lana ? Y veut une tétine ?
*Et ne fais pas semblant hein, critiquer en live, on fait tous ça.*
Et enfin : je peux savoir exactement ce que tu fous avec ta langue là ? et non, je ne parle pas d'une langue DANS ma boutche, mais sur ma face. Pas dans le cou nan. Sur mes putains de pores dilatés. Et pas une petite langounette légère non, un gros steak baveux rêche et malodorant.
*Et en fait, à bien y réfléchir, celui là ne s'est jamais révélé bien placé. J'ai rien contre les gens qui aiment ça. Mais ça fait trop gros Saint Bernard dégueu et je préfère les chats aux chiens.*
#2 : la Reine des glaces.
T'attends quoi pour me (ré)chauffer un peu là ? Je suis parfaitement pompette, parfaitement maquillée, parfaitement habillée, parfaitement ni trop loin ni trop près de toi, je ne fais que mater ta boutche depuis l'entrée, tous les astres on eu le temps de s'aligner parfaitement, j'ai fini par mettre la béquille (à mon vélo pour avoir les mains libres), j'ai parfaitement placé des petits oh et des petits ha depuis 5 heures (oui, trois cent putains de minutes), il fait -5° devant cette putain de porte cochère JeMePèleLesMichettes, j'ai dis bonsoir à la moitié de mes voisins de paliers et ça fait 3 fois que les lumières automatiques s'éteignent dans ce putain de hall d'immeuble. RHÂÂÂÂÂ MAIS DIS MOI QUE J'AI DE BEAUX YEUX ET JE TE VOUVOIERAI PUTAIN !
*mais en fait ton moi vicieux voudrait que ce moment dure toujours. Parce qu'un premier baiser, une fois consommé est à tout jamais envolé. Sur une plage en été. HAHAHA ^^.*
#3 : No, I don't want to marry you, i just want to...
*bisou*
-"Nan mais attend, je crois qu'on va trop vite là Pénéloppe, je ne suis pas près à m'engager.
- ...
- ...
- HEIN ?! mais attends, calmes-toi, c'est juste un bisou !
- ouais mais pour moi ça veut dire beaucoup !
- HAHA et tu joues du piano debout aussi ?"
*bruit de la porte cochère qui se referme.* *traveling arrière de la caméra sur la jeune fille qui reste seule dans le hall. clic de la minuterie qui s'arrête.*
-" Nan mais attend, t'en vas pas ! Pas comme ça, pas déjà ! parle moi !"
*MOImoimoimoi fait l'écho*
#4 : C'est pas toi. C'est l'autre.
-"Ha Philibert, que vos baisers sont doux
- moi c'est Jean-Eude.
- ...
- ...
- haha heu mais oui bien sûr, je le sais bien Jean-Philibert ! non c'est juste que J'ai vu votre cousin passer et je... heu ...
- ...
- ...
- Adieu jAne !"
#5 : Oh Baby Baby, oops, you did it again, you played with my heart.
- "jAne, il faut qu'on parle. Je ne peux pas te donner ce que tu attends de moi. Ce serait mieux qu'on soit juste amis je pense. Je tiens vraiment à toi mais tu vois, pas comme ça. J'insiste, j'aimerais vraiment qu'on soit amis toi et moi. Ça me ferait vraiment chier de perdre le contact.
- Ok Jean-Eude ! "
*ellipse temporelle : quelques mois plus tard... jAne et Jean-Eude sont amis.*
- "Hey Salut jAne, c'est Jean-Eude, une toile ce soir ?
- Allez !
- 19h30 devant le MK2 quai de Seine ?
- it's a date mate !"
*19h20, jAne reçoit un texto de jEude : trop la flemme, viens on se fait un film à la maison, j'ai fait du pop corn. Réponse de jAne : ok j'arrive. 22H40, jAne et jEude sur le canapé devant le générique de fin*
- "CHATOUILLES !
- HÉ ARRÊTE jEUDE C'PAS DROLE HIHIHI"
*bisous* *re-bisous* *censuré*
*le lendemain matin*
- "Nan mais jAne, ne te méprends pas, j'ai eu un moment de faiblesse hier. Je ne veux pas te faire de faux espoirs, tu ne mérites pas ça. C'était une erreur, j'me sens coupable.
- No worries. Allez, je file, j'ai piscine."
*ellipse temporelle*
- "Hey Salut jAne, c'est Jean-Eude, une toile ce soir ?
- Allez !
- 19h30 devant le MK2 quai de Seine ?
- it's a date mate !"
*19h20, jAne reçoit un texto de jEude : trop la flemme, viens on se fait un film à la maison, j'ai fait un apéro dinatoire sans l'apéro. Réponse de jAne : ok j'arrive, j'amène du vin. 22H40, jAne et jEude sur le canapé devant le générique de fin*
- "CHATOUILLES !
- HÉ ARRÊTE jEUDE C'PAS DROLE HIHIHI"
*bisous*
- "NON MAIS JE PEUX SAVOIR UN PEU CE QUE TU FOUS LÀ BORDEL ?!"
____over and out____.
jAne.
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