mardi 4 juin 2013

JEAN-PAUL, IL AVAIT TROP RAISON DE SA MERE #4 : ces phrases qui n'aident pas. Et qui n'aideront jamais. JAMAIS !



Hé mais HÈ salut ! ça faisait longtemps hein ? ouais, toi aussi tu m'as manqué. Mes excuses pour ce silence radio, j'ai été dé-bor-dée. Par du taff principalement, ou plutôt une charrette comme on dit dans notre jargon et d'autres trucs. Des trucs que bien sûr je vais te faire partager hein !

Alors, quoi de neuf me diras-tu ? Et bien, tu te rappelles, la note où je te parlais du fait peut-être bien et merde que j'ai un mec ? Et ben tu sais quoi ?

... hein ? vas-y je te le donne en mille ...

... quel suspense insoutenable...

* Pause for drama *

DRUMROLL please...

Ben ouais, j'me suis faite larguer ^^.

* Mais nan, sois pas triste, c'est vieux, ça fait 4 mois, de l'eau sous les ponts et tout, si tu savais, mon dieu, si tu savais ! promis je te raconte bientôt, mais d'abord, d'abord … *

J'ai nommé mesdames et messieurs, le best of de ces phrases À LA CON qui n'ont pas aidé, n'aident pas ET N'AIDERONT JAMAIS une célibataire acharnée. Qui vient de se faire larguer pour la énième fois.

NDLR : bien sûr, ces phrases émanent comme de par hasard une fois sur une de personnes ultra-maquées de la mort.


En premier, je te place le contexte :

- " alors ? ça va toujours avec ton chouchéri ? Il est revenu de vacances ?
- ...
- jAne...?
- ...
- jAne !
- ...
- Putain  encore ? qu'est ce qui s'est passé encore cette fois ? Tu vois ? fallait lui donner plus de news pendant qu'il était loin. T'as pas été assez présente, du coup il a cru que tu t'en foutais et BIM ! tu t'es encore faite lourder !"

Donc on va revenir sur 2 points hyper importants qui là comme ça sont passés complètement inaperçus :

1_ : je n'ai encore rien dit que ça y est, c'est de ma faute. J'ai pas "fait comme si". Alors moi, je dois être un peu débile mais il faut qu'on m'explique à quel moment, pour être avec quelqu’un, il faut "faire comme si". Parce que ouais, moi, en plus de dire 3 gros mots par phrases, je suis comme je suis.

*Ouais, je fais caca, et quand je pète, ça ne fait pas des paillettes.*

Donc voilà hein, quand je me fais larguer, c'est parce que je n'ai pas "fait comme si".

2_ : Je n'ai encore rien dit putain ! c'est dingue ça ! mes potes maqués, je mets toujours 20 ans à leur dire que je me suis faite larguer parce que c'est toujours pareil : peu importe le pourquoi du comment, quoi que je dise (ou ne dise pas d'ailleurs), c'est comme si je parlais à un mur. Ils s'en foutent de pourquoi ou de ce que je dis. Là, j'ai même rien eu besoin de dire ! c'est dingue ça ! alors que, je suis désolée, mais quand on se fait larguer, si il y a une seule conduite à tenir face à nous c'est SE LA FERMER, ET ÉCOUTER BORDEL !

Mais il y a des fois où Ô miracle, quand j'arrive à en placer une et où OMG, on m'écoute. Et puis en fait... je me dis que j'aurais mieux fait de me taire.

ça m'aurait évité d'entendre ceci :

#1 : Non mais c'est bon. C'était juste pas lui, arrête un peu de t'obstiner et passe à autre chose, c'est pas compliqué !

C'est pas compliqué ? C'est pas compliqué d'encaisser (avec le sourire) un "nan mais je tiens vraiment à toi tu sais, je veux vraiment qu'on reste amis. Et puis même, à l'occasion, rien ne nous empêche de se faire des câlins en souvenir du bon vieux temps hein ? hein ?".
C'est pas compliqué de trouver la force en soit d'envoyer paître un chouchéri qui fait tout ce qu'il faut pour te garder sous le coude bien au chaud ? Alors qu'on CRÈVE d'envie de craquer et de retourner dans ses bras tout chaud même si ce n'est que pour une heure ?

*oui, on en crève*

Nan, c'est hyper simple d'avoir confiance en soit au point de se jeter une mètche de cheveux par-dessus l'épaule en se disant "pfuh, parle à ma main !"
HA MAIS OUAIS PUTAIN, QUE CHUIS CONNE ! HEUREUSEMENT QUE T'ES LÀ ET QUE TU ME DIS ÇA ! en fait, t'as trop raison, demain matin, je vais me lever et comme ça pouf, j'aurais réalisé que c'était pas lui en fait !

* et je vais avoir des anges qui me sortent du trou de balle, à défaut d'avoir des paillettes...*

#2 : Ha mais tu ne parlais pas de Jean-Eudes ? c'est qui Philibert ? déjà un nouveau ?! ça défile tellement chez toi en ce moment, j'ai même pas le temps de suivre !

Ha ben vas-y, dis que je suis une trainée aussi ! c'pas ma faute si depuis que t'as un chiard, t'es libre 20 minutes (entre le biberon N°3 et la sieste de 15h28) tous les 6 mois (non mais là c'est compliqué, il a changé de rythme).

#3 : nan mais j'en étais sûre. Vu la façon dont tu en parlais, je le sentais trop que c'était pas le bon.

Nous avons affaire ici à un double combo : notez la présence du "je le sentais" et du "c'était pas le bon". Parce que ta pote maquée à vie, depuis qu'elle est maquée à vie, elle en fait partie. De ces gens.

*Mais si, tu sais, ces gens qui parce qu'ils ont rencontré "the one" savent. Ils savent ce que c'est qu'être avec "the one". Et parce qu'ils ont mis le grappin sur "the one", forcément, ils flairent un "the one" rien qu'à ta façon d'en parler*

Bon. Moi, n'ayant pas rencontré "the one", j'ai tendance à croire que tous mes ex étaient des "the one" potentiels et donc, à chaque fois, c'est les grandes eaux, les "jamais je l'oublierai / mais si tu oublieras".

*Larusso*

Parce que je fais partie de celles qui pensent qu'on a plusieurs "the one" dans une vie. Parce que pour moi, c'est aussi une question de moment, de comment toi et le "the one" du jour vous êtes synchronisés avec le cosmos et surtout, surtout comment tu portes aux nues ton double karmique.

*Ouais, c'est compliqué. En gros, aide-toi, le ciel t'aidera et t'ouvrira une fenêtre : plus tu te kiffes, plus "on" te kiffe. Et ouais, Larusso, c'était un coup de pute furtif ^^*


Donc voilà. En gros, dès que j'embrasse un mec, je devrais illico le passer au radar de mes copines maquées, ça m'éviterait de passer à la moulinette 2 mois après. Moi ? cœur d'artichaut ? non !


#4 : Non mais si t'arrêtais de te compliquer la vie un peu aussi ! tu le fais exprès là !

Oui oui. Absolument. Je fais complètement exprès. Avant même que je rencontre un mec, même pas je sais comment il s'appelle, je sais déjà que ma cible sera :

a) à la recherche d'une rebound / d'une "friend with benefits"
b) en train de mener une double vie
c) émotionally inavailable
d) encore amoureux de son ex
e) aura honte de s'afficher avec moi en public mais comme il n'a rien d'autre à se mettre sous la dent et que je suis trop sympa, ça fera bien l'affaire.
f) sous équipé
g) all of the above.

Voilà. Chacun son don : elles ont celui de détecter "the one", j'ai celui de détecter son jumeau maléfique.

#5 : Mais si, c'est exactement comme quand moi j'étais jeune et que je vivais cette histoire avec Jean-Eudes ! et ben tu vois, ça m'a fait du mal, mais heureusement qu'il m'a larguée, ça m'a permis de rencontrer mon Philibout d'amour !

*Avec des petits cœurs à côté de Philibout. Mais ça m'a déjà tellement fait mal d'écrire Philibout trois fois que je ne mettrai pas de petit coeur.*

Non. Je vous en supplie, arrêtez de faire des raccourcis clavier parallèles avec vos histoires d'ado de quand vous étiez célibataire (il y a 15 ans). Parce que primo, moi, j'ai trente ans. Pas 15. Deuxio, ce rapprochement est une honte à tous les rapprochements parce que Jean-Eudes était tout gentil et n'avait aucun des critères précédemment cités (cf. #4). Tercio, moi, les rares fois où je me permets des rapprochements, je mets tout de suites des gros warning "attention hein, je ne dis pas que c'est comme moi, mais à ce moment-là, je ressentais ça, est ce que ça te fait ça aussi ?" parce que moi, ce qui m'importera toujours, c'est ce que la larguée ressent. Pour essayer de la comprendre et de peut-être trouver quelque chose d'utile à lui dire. Parce que je partage ta douleur d'avoir été larguée pour la énième fois.

Souvent accompagné d’un « ha mais profite va, t’as tout le temps de t’engager à vie avec the one ! t’es libre toi au moins, parfois je t’envie ! ». Oui, je suis libre. Je suis libre de me sentir comme une pestiférée lors de soirées entre amis qui maintenant sont tous en couple / dans les rues de Paris Ville De L’AMOUR De Me Deux / au cinéma / au bureau / devant How I Met Your Mother.

*Et que ça fait chier de sa mère parfois de rentrer chez soi après une charrette et devoir se faire soi-même à bouffer à minuit.*

#6 : nan mais ça c'est parce que tu cherches trop. L'amour, c'est toujours là où tu ne l'attends pas, arrête de chercher tu verras. T'attends trop des gens, les mecs ça les fait fuir.


Ha ! mais putain fallait le dire plus tôt merde ! demain, je m'envole sur une île déserte et là BIM ! the one. Parce que sur une île déserte, au moins, y'aura rien à chercher, du coup, comme y'aura personne, j'attendrai rien. et PAF ! il sera là. Et il m'aimera avec mes ongles dégueulasses, mes poils, mon haleine de chacal et mes dread locks.

*Ben ouais, je pars sur une île déserte en mode nature peinture moi, pas MoiPépetteJamais SansMonVanity ! jAne vs. WILD !!!*

#7 : mais je ne comprends pas t'es tellement une fille géniale, si seulement les gens te voyaient avec mes yeux. Si j'étais lesbienne, tu serais "the one for me !"

Pfffff... Alors là, je ne sais même pas quoi dire à ça.

*Moi non plus.*



#8 : de toute façon, c'était pas un mec pour toi.

Merci, ça je l'avais bien compris. Parce que s’il était pour moi, il ne m'aurait pas larguée figure-toi. Et puis d'abord, ça veut dire quoi "pas pour toi" ? j'ai pas été assez sage ? J'ai pas encore assez de bons points pour faire une image ? "ne convient pas à un enfant de moins de 36 ans, des petites pièces peuvent être ingérées par mégarde ?!" NON MAIS SANS DÉCONNER, JE PEUX PAS JOUER MOI ? UN PEU HEIN ? HEIN ? S'il n'est pas pour pour moi, il est pour qui ? celle d'après c'est ça ?

*Ô Lord, le désespoir de constater que oui, c'était celle juste après quand tu le recroises 2 mois après (ben oui, vous êtes restés potes, c'était super important pour lui et j'étais tellement accro) et il t'annonce : « j'ai rencontré quelqu'un. Je crois que c'est la bonne"*


#9 : un de perdu dix de retrouvés ! plenty of fish in the sea / quand la vie ferme une porte, elle ouvre une fenêtre / un clou chasse l'autre

Si j'en crois ces indémodables, dans mon cas, cela donnerait cela :
Je n'ai plus de doigts à force de m'être tapé dessus avec le marteau qui sert à enfoncer le clou par-dessus l'autre. N'ayant plus de doigt, quand j'ai essayé d'ouvrir la fenêtre, j'y ai laissé mes mains. N'ayant plus de mains, impossible d'attraper le moindre poisson.

*t'as déjà essayé de tenir une canne à pêtche sans main toi ? ou même un harpon ?*

Eh bien, je ne sais pas si tu vois, mais une meuf sans mains qui pue la crevette, qui n'arrive même plus à ouvrir ses portes, avant qu'elle arrive à serrer DIX mecs...



#10 : nan mais de toute façon, depuis que t'étais avec lui, tu n'étais plus toi-même : on ne te reconnaissait plus.

Ma préférée. Parce que cette putain de phrase te renvoie DIRECT à la toute première. Tu te souviens ? Mais si, regarde : (flash-back) « 1_ : je n'ai encore rien dit que ça y est, c'est de ma faute. J'ai pas "fait comme si". ».
AHA ! Nous y voilà ! Flagrant délit d'auto-contradiction avec un soupçon de mauvaise foi : Si je dois "faire comme si", tu peux m'expliquer comment je peux "rester moi-même" ? HEIN ? nan mais vraiment, je te promets, ça m'intéresse ! parce que je les vois bien ces meufs tous les jours dans les rues de Paris, Putain Ville De L'AMOUR De Mes Deux. Ces meufs qui minaudent, ces meufs qui font faire des trucs à leur mecs qu'elles veulent elles mais en leur faisant croire que c'est eux qui le veulent. Comment elles font ces meufs pour rester elles-même tout en paraissant différentes à la fois  bordel ? Moi ça me fatigue déjà de faire semblant de comprendre comment on va redimensionner la poutre du sous-sol pour pouvoir ouvrir une trémie vers le Rez de chaussée au boulot alors faire croire à mon mec que quand je pète, ça fait des pailletes… ERF.

Enfin bref. J'ai fait mon deuil (ok, en vrai, j'ai fait croire à mes copines que leurs précieux conseils avaient trop marché truc de ouf mais putain merci je ne sais pas ce que je ferais sans toi meuf t'es ma sistah bestah for life).

Et hier, Mon Monsieur J. m'a appelé. My Brother from another mother. Le seul qui me comprenne si bien. Ô tristesse, c'est fini avec sa belle. Mais heureusement, jAne est là, jAne va pouvoir te conseiller, jAne, célibataire-à-vie devant-l'éternel-cross-my-heart a pile poil les mots qu'il faut pour soigner tes maux :

- "Hey comment ça va ?
- Pas top, c'est fini avec la miss...
- Rhô non... Merde alors... raconte-moi... Mais avant, maintenant que c'est fini, je peux te le dire : de toute façon, depuis que t'étais avec elle, tu n'étais plus toi-même ; je ne te reconnaissais plus. Ce n’était pas une fille pour toi, je le sentais ! t'es trop génial. Si seulement elle te voyait avec mes yeux… elle ne sait pas ce qu'elle perd...
- ...
-  Et puis une de perdue dix de retrouvées !
- ...
- C'est parce que tu cherches trop aussi ! l'amour c'est toujours là où tu ne t'y attends pas ! regarde : moi avec chouchéri, j'étais là à attendre ses mails, sagement, et BIM, il m'a larguée ce salaud. Et ben tu vois, grâce à lui, j'ai rencontré "the one". Et ben tu vois, maintenant que je sais, je le sentais à ta façon d'en parler que c'était pas "the one" celle là. Voilà, c'était juste pas celle là. Passe à autre chose, c'est pas compliqué !
- biiiiip / biiiiip / biiiiip
- … Allo ?! "



Au fait, je t'ai pas dit ? J'ai rencontré quelqu'un...








____over and out____.

jAne.

3 commentaires:

  1. Plus je regarde Sex and The City, plus je me dis que tu finiras comme Carrie et Mr Big avec un appart sur la 5eme et un dressing de la taille de mon appart !
    Alors Fuck Off !

    Et qui donc est-ce que c'est donc ????

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  2. C'est pas avec mon futur métier que je vais me payer tout ça ! Et puis, Carrie, elle est écrivain !

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  3. Bah justement c'est pile poil tout ça :)
    Par contre c'est à 40 ans que ça lui arrive donc on en reparle !

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