vendredi 22 novembre 2013

Les aventures extraordinaires à l'étranger #1 : me ring, he mistake ///part 1///


Tu as déjà entendu parler du Syndrome de Paris ?

Moi ça me disait vaguement quelque chose mais je ne comprenais pas trop en quoi ça consistait exactement. Et puis je suis allée en vacances au Japon, et là, j'ai compris.
Alors le Japon en fait, c'est un sorte de pays madgique quand tu y vas faire du tourisme. Madgique dans le sens où pour une fois, tu n'as absolument pas à te préoccuper de ce qu'il adviendra de ton ton iPhone dans la potche arrière de ton sac à dos, tu peux te balader avec trop de thunes en cash ou encore laisser ton portefeuille sur la table au bar quand tu vas faire pipi : personne ne te volera tes affaires. Encore mieux, alors que j'étais perdue dans une station de métro, j'ai demandé mon chemin à une quidam qui passait, elle regarde sur son téléphone, me fait comprendre qu'elle n'a pas de réseau et me dit d'attendre là. Et la meuf, elle est allée devant dehors là où ça captait, elle a regardé mon chemin et elle est revenue me montrer. Nan mais c'est pas un truc de ouf ça ?

*Mais putain, t'imagines ce genre de scène en France ? T'as le temps d'aller te faire voir chez les grecs en stop et de revenir avant que quelqu'un fasse ça pour toi !*

Mais bon bref, là n'est pas le but de mon histoire du jour, c'était juste pour te planter le décor . Je séjournais donc à Tokyo, dans l'appartement de mistal B et mistal N que j'avais dégoté sur airbnb. Je voyageais avec ma moitié et ce jour là, nous nous étions séparés géographiquement parce que faire du shopping dans un Uniqlo de 12 étages n'est pas le genre de chose qui passionne une moitié masculine. Surtout sous une grosse drache. Surtout que la moitié mâle n'avait pas pris de parapluie. 
Donc bref, me voilà de retour de ma mission shopping, devant le visiophone dans le hall de l'immeuble. 

Je sonne. 
Rien. 
Je re sonne. 
re rien. 
Je re re sonne. 

La porte automatique est toujours fermée. 
Alors que je commençais à douter du fait que ma moitié était déjà rentrée à l'appartement, une sirène retentit subitement dans le hall de l'immeuble. C'était plus un genre de sirène de "alerte, un quidam mal intentionné stationne dans le hall" que "Allo les pompiers, y'a ma maison qui brû-leuh".
 Et donc, va savoir pourquoi, dans ce pays hautement sécurisé de ouf des petits poneys, moi je me suis juste dis qu'un espèce de capteur robot avait détecté une présence humaine dans le hall depuis plus d'un certain nombre de secondes et que c'était chelou. Devant l'inhospitalité grandissante du ton de l'alarme, je décide de sortir du hall et d'attendre le retour du maître des clefs devant l'immeuble où je pouvais m'abriter sous un grand auvent.

*Heureusement d'ailleurs qu'il y avait ce grand auvent parce que putain, vu comme il pleuvait comme vache qui pisse, alarme ou pas alarme anti-humain-qui-squatte-trop-longtemps-dans-le-hall-c'est-loutche, je serais restée dedans !*

Je m'assoie tranquillement sur les 3 marches du perron et me prépare à m'en griller une en regardant d'un air inspiré la pluie tomber sur la Meguro River quand soudain, je vois arriver de loin une voiture avec une lumière sur le toit...

*OH PUTAIN MERDE, C'EST DES KEUFLI ? NAN ! MAIS EN MÊME TEMPS, CA NE M'ÉTONNERAIT PAS D'EUX ! MERDMERDMERD, COMMENT JE VAIS EXPLIQUER LA SITUATION À DES FLICS JAPONAIS QUI NE PARLENT PAS UN MOT D'ANGLAIS MERDMERDMERD... ET EN PLUS IL PLEUT...(Christina ?)*

Je me voyais déjà menottée et embarquée pour squattage prohibé de hall d'immeuble, mes sac de fringues du Uniqlo de douze étages de ouf confisqué... C'est sûr j'allais finir en taule avec des passeuses de coke comme dans LeJournalDeBridjetJonesL'AgeDeRaison... 


____over____.

jAne.

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